Bonjour et bienvenue dans la matinale de Senego du lundi 26 octobre 2026. La nuit a été dominée par le débat autour de la loi de finances rectificative : le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô défend le dialogue, tandis que des responsables de Pastef contestent sa démarche et mettent en avant les conséquences budgétaires et politiques du désaccord.
Ahmadou Al Aminou Lô appelle à la concertation autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, tout en prévenant que le gouvernement pourrait recourir aux mécanismes institutionnels si le blocage persistait. Il a toutefois écarté, pour le moment, l’idée d’un affrontement institutionnel, notamment à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse. « Nous préférons le dialogue. Le Sénégal est un pays de dialogue », a-t-il déclaré, appelant aussi le PASTEF à « se ressaisir et se retrouver sur l’essentiel ». Lire l’article sur Senego
À Dakar, le 25 octobre, le Premier ministre a également demandé aux députés d’approuver la LFR 2026, en avertissant qu’un rejet pourrait affecter les entreprises du BTP, leurs fournisseurs et les travailleurs concernés par l’arrêt de certains chantiers. « Ne punissez pas le peuple », leur a-t-il lancé. Il a évoqué les difficultés de trésorerie des entreprises et les conséquences possibles sur les salaires et la reprise des travaux. De son côté, Me Kabou a critiqué la communication de l’exécutif, estimant que les ministères devaient préciser l’état d’avancement des orientations annoncées. Lire l’article sur Senego
Au point de presse de Pastef, le député Amadou Ba a défié le Premier ministre Al Aminou Lô, lui demandant de rendre public tout dossier qu’il détiendrait contre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et de mettre fin à ses menaces. Il a aussi contesté les propos attribués à Lô sur la compréhension du français par les députés de Pastef. Le désaccord s’inscrit dans un climat de défiance : le député El Malick Ndiaye a, lui aussi, demandé que les parlementaires de la majorité soient respectés avant tout dialogue. Pastef détient 130 des 165 sièges de l’Assemblée nationale. Lire l’article sur Senego
- Guy Marius Sagna présente Pastef comme un bouclier – Le député affirme que son parti entend protéger les Sénégalais, en particulier les plus vulnérables, d’un accord qu’il attribue à Diomaye, au FMI et à Macky Sall. Il conteste les accusations de blocage visant Pastef. Lire l’article sur Senego
- Cheikh Diba alerte sur les contraintes budgétaires – Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan évoque la baisse des recettes, la hausse des dépenses et l’accumulation des arriérés. Selon lui, le rejet du budget pourrait entamer la crédibilité de l’État auprès des populations, du secteur privé et de ses partenaires.
- Pastef tient un point de presse sur la LFR 2026 – Le parti a pris la parole après la conférence de presse du Premier ministre, dans un contexte de désaccord avec le gouvernement et après le rejet du texte en commission. Le point de presse, initialement prévu au siège du parti, s’est tenu à la Résidence Serigne Abass Sall.
- El Malick Ndiaye réclame le respect des députés – En réponse à la main tendue du Premier ministre, le député de Pastef a dénoncé des propos qu’il juge dévalorisants envers les élus de la majorité et a mis en doute la sincérité de la démarche de dialogue.
- El Hadji Malick Gakou soutient les députés de Pastef – L’ancien ministre estime que les parlementaires défendent les intérêts des populations face aux choix budgétaires de l’exécutif. « Dialoguons, oui, mais toujours au service du peuple », a-t-il déclaré. Lire l’article sur Senego
- Les bourses sociales au cœur des annonces du Premier ministre – Al Ahminou Lô annonce 400 000 bénéficiaires cette année, puis un million l’année prochaine, et affirme que les priorités sociales sont préservées. Il indique également que les dépenses générales de fonctionnement de l’administration centrale ont été réduites de 180 milliards de francs CFA. Lire l’article sur Senego
- Les prérogatives constitutionnelles évoquées en cas de blocage – Le Premier ministre privilégie le dialogue, mais n’exclut pas le recours aux mécanismes institutionnels. L’examen en séance plénière de la LFR est annoncé mardi 27 octobre à 10 heures ; le texte détaille notamment les règles relatives à la motion de censure, à la dissolution de l’Assemblée et au vote bloqué. Lire l’article sur Senego
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