La Coordination départementale de KIIRAAY – Bakel exprime son indignation après le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par les députés de PASTEF. Dans un communiqué publié le 25 octobre 2026, elle s’inquiète des conséquences éventuelles de cette décision sur les projets prioritaires du département, notamment la construction de l’hôpital de niveau 1 de Bakel. La coordination exige des explications publiques et des garanties sur le maintien et le financement des infrastructures sanitaires prévues.
COMMUNIQUÉ N° 001-2026
Rejet de la LFR 2026 par les députés de PASTEF : une grave atteinte aux intérêts des populations du département de Bakel
La Coordination départementale de KIIRAAY – Bakel exprime sa profonde indignation face au rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par les députés de PASTEF, alors que le texte budgétaire concerne des projets d’intérêt majeur pour les populations, notamment celui relatif à la construction de l’hôpital de Bakel.
Si le rejet de la LFR 2026 compromet effectivement la réalisation de projets sanitaires prioritaires concernant le département de Bakel, nous le considérerions comme une grave défaillance dans la défense des intérêts des populations, qui aspirent légitimement à une amélioration substantielle de leur prise en charge sanitaire et attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations les plus essentielles.
L’hôpital de niveau 1 de Bakel et le renforcement des infrastructures sanitaires du département ne sont ni des privilèges politiques ni des faveurs accordées à une localité. Ils constituent des enjeux majeurs de santé publique pour les populations du département, qui doivent pouvoir accéder à des soins de qualité dans des conditions dignes et sécurisées.
La remise en cause éventuelle de projets sanitaires d’une telle importance, sans garanties précises quant à leur maintien et à leur financement, ferait peser de graves incertitudes sur les attentes légitimes des citoyens.
Nous rappelons avec force que les intérêts supérieurs des populations doivent prévaloir sur les calculs partisans, les rivalités politiques et toute logique d’obstruction à l’action gouvernementale. La santé des citoyens ne saurait être instrumentalisée, sacrifiée ou reléguée au second plan dans les confrontations parlementaires.
Notre préoccupation est d’autant plus grande que le département de Bakel attend des avancées concrètes en matière d’infrastructures sanitaires, de désenclavement et d’accès aux services sociaux de base. Les représentants élus du département ont une responsabilité particulière dans la défense des aspirations et des intérêts des populations qui leur ont accordé leur confiance.
Dès lors, une question fondamentale se pose : comment expliquer aux populations de Bakel que leurs projets prioritaires puissent être exposés aux conséquences d’un désaccord parlementaire ? Les citoyens sont pleinement fondés à exiger des explications publiques, précises et convaincantes sur les motifs du rejet de la LFR 2026, ainsi que des éclaircissements sur ses conséquences éventuelles pour la poursuite et le financement des projets sanitaires et des autres investissements prioritaires concernant leur département.
Nous le déclarons sans ambiguïté : aucune considération partisane ne saurait justifier que les intérêts vitaux des populations soient relégués au second plan. Le mandat parlementaire n’est ni un blanc-seing ni un privilège personnel. Il constitue une responsabilité envers les citoyens et implique un devoir permanent de transparence, de redevabilité et de défense de l’intérêt général.
En conséquence, la Coordination départementale de KIIRAAY – BAKEL :
- Exige des explications publiques sur les motifs ayant conduit au rejet de la LFR 2026 ;
- Demande une clarification sans équivoque sur les conséquences éventuelles de ce rejet pour les projets sanitaires prioritaires concernant le département de Bakel, notamment l’hôpital de niveau 1 ;
- Exige des garanties concrètes quant au maintien des projets concernés, à la continuité de leur financement et à leur réalisation effective ;
- Interpelle les représentants élus du département afin qu’ils assument pleinement leurs responsabilités envers les populations qui leur ont accordé leur confiance ;
- Appelle l’ensemble des forces vives de Bakel à rester vigilantes quant à la préservation des projets structurants indispensables au développement du département.
Bakel ne demande ni faveur ni privilège. Bakel exige le respect de ses droits, la prise en compte de ses besoins et la concrétisation des engagements pris en faveur de son développement.
Les infrastructures sanitaires de Bakel ne doivent jamais devenir les victimes des divergences politiques. Les populations ont droit à la vérité, à la transparence et à des actes concrets à la hauteur de leurs attentes.
La Coordination départementale de KIIRAAY – BAKEL tiendra les représentants concernés face à leurs responsabilités politiques et morales. Car, au-delà des discours et des postures partisanes, ce sont les conséquences des décisions publiques sur la vie des citoyens qui doivent prévaloir.
La défense des intérêts de Bakel n’est pas négociable. La santé de ses populations n’est pas une variable d’ajustement politique. Et aucun mandat électif ne saurait exonérer un représentant de son devoir envers les citoyens.
MAMADOU COULIBALY
Coordonnateur départemental de KIIRAAY à Bakel
l
