Plus de cinquante ans après ses débuts, Orchestra Baobab reprend le chemin des morceaux inédits. Son nouvel album, « Made in Sénégal », rassemble douze titres et fait cohabiter héritage du groupe et nouveaux musiciens.
La formation dakaroise est née au début des années 1970. Son répertoire associe notamment rythmes afro-cubains, rumba congolaise, jazz, traditions griotiques wolof et mbalax. « Made in Sénégal » est son premier album de morceaux inédits depuis près d’une décennie, selon Mondafrique.
Douze titres entre compositions et héritage
Plusieurs morceaux sont des créations originales. « Gorgoulou », composé par le tromboniste et saxophoniste Wilfried Zinsou, évoque en wolof la personne qui travaille sans relâche pour survivre. « Wida », écrit par le guitariste Bolero Lagratte, âgé de 37 ans, renvoie à Ouidah, au Bénin, ancien port majeur de la traite négrière.
Le précédent album du groupe, « Tribute to Ndiouga Dieng », était paru en 2017. Depuis, la formation a connu la disparition de figures comme Barthélémy Attisso, Balla Sidibé, Rudy Gomis et Issa Cissokho. Des musiciens plus jeunes ont rejoint les artistes historiques, au sein d’un orchestre de neuf membres.
Le chef d’orchestre Thierno Koité a annoncé des concerts dans les régions du Sénégal. Le groupe n’y avait encore jamais réalisé de véritable tournée.
Mountaga « Taga » Koité, dernier membre fondateur, estime que la relève pourrait permettre à l’orchestre de durer « un siècle ».
