SENEGAL-SOCIETE-SENSIBILISATION
Tambacounda, 26 oct (APS) – Un atelier de renforcement de capacités des journalistes et acteurs des organisations de médias et de communication s’est ouvert lundi à Tambacounda (est), en vue de mieux outiller les participants en matière de vérification de l’information et de lutte contre la désinformation et les discours de haine.
La rencontre vise aussi à renforcer les capacités des participants en matière de de communication sensible aux conflits, dans le cadre du projet SENRésilience II, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Fondation Konrad Adenauer (FKA) et ses partenaires, dont Timbuktu Institute.
Prévue pour se poursuivre jusqu’au 28 octobre prochain, cette rencontre réunit des participants venus de Tambacounda, Goudiry et Koumpentoum, autour du thème “Désinformation et extrémisme violent, le rôle des médias et de la société civile dans la prévention et la résilience communautaire”.
Dans une note d’information signée du directeur du Timbuktu Institute, Bakary Sambe, il est expliqué que cet atelier intervient dans un contexte où les régions exposées à des vulnérabilités sécuritaires et communautaires font face à la circulation de fausses informations, de rumeurs et de discours de haine pouvant fragiliser les relations entre les communautés et alimenter les tensions.
“L’évolution des pratiques informationnelles, marquée par la rapidité de diffusion des contenus numériques et la multiplication des sources, rend d’autant plus nécessaire une vigilance accrue dans la production et le partage de l’information”, explique Bakary Sambe dans cette note.
“Dans ces circonstances, les médias occupent une place essentielle dans la sensibilisation des populations, la prévention des conflits et la promotion du dialogue. Leur contribution à la cohésion sociale suppose toutefois une bonne compréhension des dynamiques d’extrémisme violent, une maîtrise des règles éthiques et déontologiques, ainsi que la capacité de vérifier les informations et de communiquer avec discernement sur des sujets sensibles”, a-t-il ajouté.
Selon M. Sambe, c’est dans cette perspective que le Timbuktu Institute et la Fondation Konrad Adenauer entendent participer au renforcement des compétences des journalistes et des acteurs des organisations de médias et de communication en matière de vérification de l’information, de lutte contre la désinformation et les discours de haine, et de communication sensible aux conflits.
Cet atelier devrait permettre aux acteurs de l’écosystème des médias de cette région du Sénégal oriental, frontalière avec plusieurs pays voisins, d’approfondir les liens entre les dynamiques de radicalisation, les vulnérabilités communautaires et les risques de polarisation, tout en favorisant une meilleure coordination entre les professionnels des médias et les organisations de la société civile
Les sessions d’échange alterneront des exposés thématiques, études de cas et exercices pratiques sur la communication et la gestion de l’information en situation de crise, tout en accordant une attention particulière au partage d’expériences locales, à l’identification de bonnes pratiques et à l’élaboration de recommandations concrètes en faveur de la prévention des tensions et du renforcement de la résilience communautaire.
À travers cette initiative, dit Bakary Sambe, le Timbuktu Institute et la FKA espèrent contribuer à une information plus responsable et au renforcement des capacités locales de prévention, en faisant du dialogue entre médias, société civile et acteurs institutionnels un levier de consolidation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
ABD/BK/ADL
