Face aux tensions autour de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, le président du Grand Mouvement pour le Développement du Sénégal (GMDS), Serigne Momar Sokhna, plaide pour un rapprochement entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Il appelle les deux responsables à privilégier le dialogue, à taire leurs divergences et à se donner la main pour le développement du Sénégal.
Alors que les tensions politiques autour de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 ravivent les interrogations sur la cohésion de la majorité au pouvoir, Serigne Momar Sokhna lance un appel au dépassement. Le président du Grand Mouvement pour le Développement du Sénégal (GMDS) souhaite voir Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye renouer le dialogue afin de préserver l’essentiel : la marche du pays et les attentes des Sénégalais.
Pour lui, les divergences politiques ne devraient pas prendre le dessus sur les impératifs économiques et sociaux. Dans un contexte marqué par des désaccords sur les orientations budgétaires, le leader du GMDS estime que les deux figures centrales de la majorité doivent privilégier la concertation plutôt que l’affrontement.
Son message est sans ambiguïté : il faut faire taire les querelles, se parler et se donner la main. Une démarche qui, à ses yeux, permettrait de replacer le développement national au cœur de l’action politique.
Le débat autour de la LFR 2026 donne une dimension particulière à cet appel. Le désaccord entre les positions défendues par Ousmane Sonko et celles du pouvoir exécutif s’est notamment cristallisé autour du projet budgétaire et de son adoption à l’Assemblée nationale. Le 19 octobre, le président de PASTEF a annoncé que son parti ne voterait pas le texte en l’état, invoquant notamment des réserves sur les priorités budgétaires et les dépenses sociales.
Le 26 octobre, l’Assemblée nationale a fait état d’une demande d’informations complémentaires adressée au gouvernement, tout en réaffirmant sa disponibilité au dialogue pour rechercher une solution consensuelle.
Dans ce climat, l’appel de Serigne Momar Sokhna prend une résonance particulière. Au-delà du bras de fer budgétaire, c’est la capacité des responsables politiques à surmonter leurs divergences qui se trouve interrogée. Car la LFR ne constitue pas seulement un dossier technique : elle engage des choix économiques et financiers susceptibles d’avoir des répercussions sur les politiques publiques et les conditions de vie des populations.
Le président du GMDS déplore également ce qu’il considère comme des comportements de sabotage et de division chez certains acteurs politiques. Selon son analyse, les rivalités et les calculs partisans risquent de détourner le débat public des préoccupations essentielles des citoyens.
Sans remettre en cause le droit au désaccord, son appel invite les responsables politiques à faire preuve de retenue et de responsabilité. Dans une démocratie, les divergences sont légitimes, mais elles ne devraient pas empêcher la recherche de compromis sur les questions qui engagent l’avenir collectif.
Pour Serigne Momar Sokhna, la priorité doit rester le développement du Sénégal. Cela suppose, selon l’esprit de son plaidoyer, que les acteurs politiques acceptent de dialoguer, de dépasser les postures de confrontation et de travailler ensemble lorsque l’intérêt général l’exige.
