Mansour Faye met en garde contre les tensions politiques au Sénégal et demande au chef de l’État d’assumer ses responsabilités constitutionnelles. Il estime que la situation menace la stabilité du pays et pourrait peser sur ses institutions.
Dans sa déclaration, l’ancien ministre critique un responsable politique qu’il désigne par l’expression « SAS demi-dieu ». Comme le rapporte Xibaaru, il lui reproche d’avoir accédé au pouvoir par des mensonges, des manipulations et des violences, et de privilégier son ascension politique.
Cette inquiétude s’inscrit dans un climat de recomposition et de tensions au sommet de l’État, notamment entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, sur fond de rupture entre la coalition présidentielle et Pastef. La mise en garde du chef de l’État contre la « fitna » a elle-même suscité des réactions, dont celle d’Amadou Ba, député de Pastef et ancien ministre de la Culture.
Les désaccords portent aussi sur l’équilibre des pouvoirs. Le PIT a accusé le régime de conduire le Sénégal vers une impasse politique et sociale, qualifiant d’« usurpation » l’accession de Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. Le parti voit dans cette nomination, intervenue après la désignation d’un nouveau Premier ministre, un « jeu de chaises musicales » destiné à renforcer le contrôle de Pastef sur les institutions. À l’inverse, ADEPTE-Les Souverainistes, membre de la Conférence des leaders de la coalition Diomaye Président, a soutenu le gouvernement conduit par Al Aminou Lo, présenté par son président Ibrahima Bathily comme un « tournant décisif » pour l’autorité de l’État et l’action publique.
L’alerte de Mansour Faye sur les tensions politiques s’accompagne d’une inquiétude économique : selon lui, le bras de fer risque de bloquer l’activité et d’accentuer les difficultés des Sénégalais. Il s’adresse aussi à celui qu’il présente comme l’ancien mentor de la personnalité visée, en l’exhortant à protéger les institutions et l’intérêt général.
Il demande aux Sénégalais de prendre la mesure du danger qu’il décrit et évoque le risque d’une crise inédite. « Il est temps de siffler la fin de la récréation, dans le strict respect de la Constitution et avant qu’il ne soit trop tard », écrit-il.
