Maurice se classe au premier rang africain des économies les plus favorables au capitalisme et à la 48ᵉ place mondiale, selon la première édition complète du Global Capitalism Index 2025. Les Seychelles et le Botswana occupent respectivement les 50ᵉ et 52ᵉ places mondiales. Publié ce mois-ci par le Democracy & Capitalism Lab de l’Université de Virginie, cet indice évalue les institutions et les mécanismes économiques qui soutiennent le fonctionnement des marchés dans 161 pays.
Élaboré par des chercheurs de la Darden School of Business et du Karsh Institute of Democracy, le Global Capitalism Index (GCI) s’appuie sur huit sous-indices pour mesurer les conditions dans lesquelles les entreprises et les investisseurs peuvent exercer leurs activités.
L’évaluation porte notamment sur la protection des droits de propriété, la concurrence sur les marchés des biens et services, l’ouverture du marché du travail, l’accès au financement, la solidité du système bancaire, le développement des marchés financiers, le dynamisme entrepreneurial et la liberté de circulation des biens et des capitaux.
Selon les auteurs, Maurice, les Seychelles et le Botswana se distinguent notamment par « des cadres juridiques relativement prévisibles, des systèmes bancaires mieux régulés que la moyenne régionale et une plus grande facilité d’entrée et de sortie pour les investisseurs étrangers ».
Maurice figure parmi les 48 premiers pays du classement mondial, devant les deux autres économies africaines les mieux positionnées. Les trois pays se situent ainsi dans la moitié supérieure des 161 économies évaluées. Leurs résultats reposent toutefois sur des combinaisons différentes de performances dans les composantes de l’indice.
LES GRANDES ÉCONOMIES AFRICAINES EN RETRAIT
Le classement place plusieurs grandes économies africaines derrière ce trio. Le Nigeria, l’Éthiopie, l’Égypte et l’Afrique du Sud occupent notamment des positions moins favorables, selon les éléments présentés. Les auteurs mettent notamment en avant les distorsions de concurrence, les contrôles de capitaux et les fragilités des systèmes bancaires parmi les facteurs susceptibles de limiter les conditions favorables au capitalisme.
Le Democracy & Capitalism Lab présente cet indice comme un outil de suivi annuel des évolutions économiques et institutionnelles. La série couvre la période 2009-2025 et vise à permettre aux décideurs de suivre les trajectoires nationales et d’évaluer les réformes favorables aux marchés.
À l’échelle mondiale, le top 10 est dominé par la Suisse, devant les États-Unis et Hong Kong. Le Canada et Singapour complètent les cinq premières places, suivis du Luxembourg, du Danemark, de l’Australie, de la Suède et de la Norvège.
